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Archives de août 2008

Valse avec Bachir ***

avec un commentaire

 

“Valse avec Bachir” est le 3ème long métrage du réalisateur israélien, Ari Folman. Néanmoins, il est le plus personnel de ses réalisations cinématographiques.

 

 

“Valse avec Bachir” est effectivement l’histoire personnelle d’Ari Folman et retrace sa quête de la “vérité”, pour recouvrer sa mémoire perdue.

Ari Folman y montre l’absurdité de la guerre: “J’ai réalisé Valse avec Bachir du point de vue d’un soldat quelconque, et la conclusion est que la guerre est si incroyablement inutile ! Ca n’a rien à voir avec les films américains. (…). Juste des hommes très jeunes, n’allant nulle part, tirant sur des inconnus, se faisant tirer dessus par des inconnus, qui rentrent chez eux et tentent d’oublier. Parfois ils y arrivent. La plupart du temps, ils n’y arrivent pas.”

 

On comprend sans difficultés pourquoi ce film a fait partie de la sélection officielle du 61e Festival de Cannes: ce film montre le problème fréquent que peuvent rencontrer les militaires après avoir affronter une guerre: l’oubli, l’impression que des parties de vie ont été effacées.

Ce que Freud appelait volontiers le refoulement, soit les souvenirs enfouis dans l’inconscient car trop dérangeants pour la conscience.

 

Justement,  Ari Folman confie:  “Les quatre années pendant lesquelles j’ai travaillé sur Valse avec Bachir ont provoqué en moi un violent bouleversement psychologique. J’ai découvert des choses très dures dans mon passé”.

 

J’ai beaucoup aimé ce film pour plusieurs raisons. Tout d’abord, pour une raison esthétique: après avoir été tourné en vidéo et monté comme un véritable film,  Ari Folman  a eu l’idée de le passer en film d’animation.  Les images sont très belles, très parlantes. 

De plus, “Valse avec Bachir” se situe entre la fiction et le documentaire car le personnage principal représente le réalisateur lui-même et les intervenants tout comme les témoignages sont authentiques.

 

Par ailleurs, je trouve ce film courageux, d’autant plus de la part d’un israélien. Assumer ses actes, les regarder droit devant …. même quand la culpabilité est là. 

 

La dernière partie du film consacrée aux massacres du camp de réfugiés palestiniens au Liban, de Sabra et Chatila est d’autant plus forte. Ce massacre est le plus enfoui dans son inconscient et celui qui obsède le plus le personnage principal.

C’est là que la culpabilité grandit, car même si ces massacres ont été le fait des Phalangistes, il est clairement dit qu’Ariel Sharon a une grande part de responsabilité dans ce massacre. 

 

Cette culpabilité, ces regrets, cette tristesse est à son apogée à la toute fin du docu-fiction, lorsque les dessins font place à des images d’archives: des femmes, survivantes à ce massacre, découvrent les décombres de leur campement, des enfants et des hommes morts…

Leurs cris, leurs larmes, leur désarroi.

 

Et moi, en pleurs.

 

 

Rédigé par pinkshot

août 23, 2008 à 7:04

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ITW: ASH-LESS – PHOTOGRAPHE – http://www.ash-less.com/

avec 4 commentaires

 

Quand j’ai rencontré Ash-Less pour la première fois, j’étais… comment dire… impressionnée.

Je l’avais eu par mail, puis surtout au téléphone. Il était d’un caaaaalme et d’une douceur que peu de personnes ont.

Et je le vois arriver. Grand. Que dis-je? Immense! Un grand black qui pourrait vraiment t’impressionner et qui – en l’espace d’une demie-seconde – brise cette image à laquelle beaucoup pourraient l’associer, rien qu’en ouvrant sa bouche.

 

 

J’ai décidé de le choisir en premier interviewé pour mon nouveau blog, car c’est non seulement quelqu’un que j’apprécie en tant que personne mais aussi en tant qu’artiste… Parce qu’Ash-Less est un photographe atypique, ambitieux, bourré de talent, (trop?) humble… et avec un franc-parler et une spontanéité qui ne font que rehausser l’estime que j’ai pour lui.

 

 

 

Quel est ton domaine de prédilection dans la photographie ? 

En fait, je n’ai pas vraiment de domaine de prédilection en photographie. Cependant, plus le temps passe, et plus j’adhère au nu car c’est un style super difficile… et j’aime les challenges.

Savoir mettre la modèle à l’aise peut s’avérer etre un sport avec ma tête de rat lol 

Sinon j’y adhère grave dans la mesure où on reste dans un bon état d’esprit , tout en restant professionnel. J’évite aussi de faire des compliments, souvent par peur de malentendus; donc le plus souvent je me tais et ne sors que des bêtises.

 

 

Choisis une photo que tu as réalisée et dont tu es fier.. Dis moi pourquoi.


Le dernier photo-montage que j’ai réalisé avec toi et les “hommies”, pour l’instant car je suis un insatisfait maladif lol.

Pourquoi celle la? Parce que j’ai toujours voulu faire de la photo pour ce genre d’images. Si, si, depuis longtemps.

Le problème c’est qu’il faut aussi montrer qu’on peut faire des choses posées, douces, et softs comme certaines photos de mode, sinon dans la photos on catalogue et formate trop vite les gens. Quand ce n’est pas nous qui nous formatons nous-mêmes. 

Bref quand la photo parle, mon esprit se libère.

 

Comment se passent en général tes shootings (de la prise de contact, de l’organisation des shooting, jusqu’au shoot en lui même, la post-prod, etc)?

 

Mes shootings se passent en général assez simplement: On me contacte via mail,avec un délai de réponse de ma part assez long… Vu l’affluence c’est dur de répondre rapidement!

Concillier travail, photos et private life, wouaaaa je ne savait pas que c’etait aussi hard! Mais je ne vais pas m’en plaindre…

Sinon, on voit avec le modèle si on a vraiment besoin de make up, de préférence au téléphone, car les mails me gavent énormément. On choisit un lieu… c’est d’ailleurs souvent ce qui me fait trainer pour une séance car ça me prend la tête de ne rien trouver faute de temps, pour roder et trouver des spots, ou faute de filons fiables lol… Moi et le studio, à vrai dire, on est carrément pas potes et reshooter là où un autre est passé me laisse un arrière-goût désagréable.

En nu, ça a du m’arriver deux fois d’avoir une maquilleuse; en général les filles se maquillent seules.

 

De ce point de vue, le nu est moins prise de tête que la mode, dus aux différents détails qui peuvent jouer en ta défaveur (robe mal mise ou mauvais pli, make up qui part en live… ou la coiffure) mais c’est marrant, chaque style a ses contraintes.

 

Ensuite, pendant le shooting, je montre toujours les differents angles que je prends ou le style que je vais donner.

Enfin, en post prod, mon défaut est que je ne sors jamais ou rarement deux photos pareilles car j’ai l’impression  de faire du travail à la chaine: du coup, mon travail manque réellement d’homogénéité.

Ce que je ne vais pas tarder à corriger… car ça peut etre pris comme une faiblesse et c’est vrai que ca crée un mauvais équilibre. D’ailleurs mes prochains shootings seront moins folklore à ce niveau.

 

As tu un mentor/ un modèle dans le domaine photographique?

Comme mentor, il y a Isshogai (http://www.isshophoto.com) que je respecte énormément et bien d’autres aussi…

Mais si j’avais un modèle en matière de photographe, il aurait un drôle de corps et une drôle de tete car il faudrait mélanger du Isshogai, Terry Richardson, Newton (pour sa classe) et j’en passe beaucoup…

En photo, je suis un vrai batard: je n’ai pas de style ni un rendu unique; ma signature photographique, je la cherche encore… parfois dark et parfois carrément pas. J’aime les deux. 

Même en terme de rendu, j’aime autant l’aspect de la photo à la chambre et celle plus synthétique qu’on peut avoir en numérique.

 

 

Y a-t-il un rêve que tu aimerais réaliser?

 

Oui, monter une agence de photos d’un autre genre (loto et facteur chance) lol.

Et, je n’ai pas le talent de certains photographes car de très grosses photos sont réalisées et des fois, j’avoue pleurer devant ;) .

Mon rêve? devenir un artiste et avoir de vraies vacances (private joke)

Honnêtement, j’aimerais pouvoir vivre de ma passion, en étant un vrai créatif et non pas bosser en tant qu’exécuteur… mais je ne me fais pas d’illusion non plus: “there’s a lot of people” lol !!!

 

J’aime beaucoup ta galerie “Libido Sentiendi”. Est ce que réaliser des photos montages de ce genre t’aide à exprimer des fantasmes inavoués?

 

Oui, on peut le voir comme ca mais par tous ou presque.

Dans le cas de la fenêtre avec une personne que je connais bien derriere, on aurait pas de mal à deviner le voyeurisme, ce petit clin d’oeil coquin, elle prend cette photo pour qui pourquoi quoi ???? Tellement de réponses… 

Autant que celle qui a la télé a la place de la tete: juste une representation de ce qu’on voit facilement sur un écran tv.. 

Mais, il est vrai que derriere chaque photo, il y a une phrase que je ne dis pas !!! Sans prétention, j’exprime des délires perso (je crois que je vais suivre une thérapie ?!), des images qui peuvent s’avérer flippantes, pour certains, mais jamais plus que la vie elle-même…

J’essaie de montrer notre petite case de (folie)  humaine, nos délires, nos trips etc , alors certains seront mes fantasmes inavoués et certains seront les votres mdr, on peut le voir comme ca…

— Pardon d’avance aux puritains, mais je n’ai rien inventé en la matière —

 

As- tu un projet qui te tient à coeur?

Oui, un réel projet qui me tient à coeur mais ça reste personnel, désolé. J’espère juste que d’ici là j’aurai compris plein de choses de façon à ne pas me planter, car si ce n’est que pour etre un clone alors je prefere m’eteindre c’est clair… a lot of job to do …..

 

Bon allez à moi tu m’le dis ton vrai prénommmmm? :-)

Mon vrai nom tu le sauras un jour ;)

 

Bon alors si tu veux pas, tu m’expliques pourquoi tu as choisi Ash-Less en pseudo? 

Parce qu’au début, c’etait ( H OME LESS, ) pour ceux qui savent traduire…  une période de ma vie, c’est tout… Puis, il fallait dissocier et que ça ressemble à un vrai nom, donc je me suis cicatrisé Ash-Less en évitant la lettre “h” seule, pour justement éviter la trop rapide comparaison avec le cannabis…

 

 

Retrouvez les travaux d’Ash-Less sur: http://www.ash-less.com/

Rédigé par pinkshot

août 17, 2008 à 3:16

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Hancock ****

avec 3 commentaires

Même si Hancock est sorti dans les salles depuis maintenant un mois, je ne peux m’empêcher de publier un article à son honneur.

 

Hancock était un succès annoncé: tandem de super-acteurs “en super-héros”, composé par Will Smith et Charlize Theron.

Véritable blockbuster américain, Hancock est sans aucun doute LE film du mois de juillet. Après “I am a Legend”, Will Smith enchaine avec un deuxième film à effets spéciaux… avec le rire en prime.

C’est la première fois que l’on imagine un black en super-héros et Peter Berg a levé ce pari avec Will Smith, en le transformant en un anti-héros alcoolo, détesté tant par la population que par les médias et les forces de l’ordre.

 

“Hancock” aurait pu être un film estival comique bateau qui se laisse regarder… Néanmoins, la deuxième partie du film est d’autant plus étonnante et détonante, avec encore plus d’effets spéciaux et une note mysthico-romantique.

 

Charlize Theron est sublime… même sans make up. 

Will Smith est beau (ça, tout le monde le sait) et touchant… Il ne fait que confirmer film après film son talent et sa capacité à nous émouvoir notamment depuis le film de Gabriele Muccino, “A la recherche du bonheur” , où il partage l’affiche avec son propre fils ( 2006).

 

Et dire que j’en étais folle, adolescente, quand il cartonnait sur nos petits écrans avec “le Prince de Bel Air” :-)

 

N.B: Pour les fans de Will Smith, un dossier lui était consacré sur le magazine daté Juin 2008… on y découvre d’ailleurs en “dernière minute” que Will Smith vient d’acquérir les droits américains du remake de “Bienvenue chez les Ch’tis”.Le film s’appelera ” Welcome to the Sticks”..!

Rédigé par pinkshot

août 9, 2008 à 1:55

Le premier jour du reste de ta vie ***

sans commentaires

“Le premier jour du reste de ta vie” est le genre de films français auquel j’adhère complètement. 

 

Certes ce film n’a rien de comparable avec les films cultes de Bacri et Jaoui, mais ils ont en commun cette ambiance à la fois morose et humoristique. Dans “Le premier jour du reste de ta vie”, on pleure, puis on rit… On rit même parfois devant l’aspect pathétique de certaines choses. Je pense particulièrement au tout début du film où Zabou réplique, lors du premier dîner sans son fils ainé qui a décidé de quitter le cocon familial: “Vous riez alors que notre famille se désagrège?” (à quelques mots près). Ca m’a fait penser à toutes ces mamans qui ne comprennent pas de suite que quand on quitte le domicile familial, ce n’est pas parce qu’on aime moins ses parents, mais justement pour mieux les aimer.

 

Ce film est un hommage à la famille, à la vie, à ces liens qui se font et se défont… Ce film montre 5 personnages très différents: le père, la mère, et les trois enfants:

 

La petite dernière – jouée par Déborah François – qui traversera une adolescence tumultueuse et des amours douloureuses… Personnage auquel il est facile de s’identifier.

Le rêveur solitaire interprété par le très charmant Marc-André Grondin (révélé par le chef d’oeuvre québécois, “CRAZY”). Durant tout le film, on ne le verra pas avec une fille… sauf dans une amour des plus platoniques! 

Une mère perdue devant sa fille qui grandit et qui a peur de vieillir, interprétée superbement par Zabou Breitman. 

Un père face à la maladie… 

Un grand père sarcastique (mais hilarant, il faut le dire!) 

 

Un mariage, un enterrement, la tristesse de perdre quelqu’un, le sentiment d’avoir fait tout de travers depuis le début…

 

Autant d’événements et de sentiments que chacun de nous peut rencontrer et ressentir… Et c’est en ça que “Le premier jour du reste de ta vie” est un film fort. Des émotions exprimées dans la pudeur, et sans tomber dans le pathos. Bravo Rémy Besançon! Et bravo à tous les comédiens !

 

Petit +: La fin conditionne souvent notre avis sur un film et j’ai beaucoup aimé la chute de ce film: La frimousse heureuse de Déborah François, le sentiment que “la vie continue”… sur un air d’Etienne Daho.

 

 

Coup de coeur personnel: Marc-André Grondin.

 

Depuis que je l’ai découvert dans “CRAZY” (que j’ai vu 6 ou 7 fois), je suis tombé sous son charme. Ce jeune homme de 24 ans confirme son talent dans le film de Rémi Besançon… On pourra également le retrouver dans “Le bouquet final”, une comédie française de Michel Delgado, aux côtés de Didier Bourdon (source: Allociné).

Rédigé par pinkshot

août 6, 2008 à 9:16

Welcome!

avec 7 commentaires

Tout d’abord je m’auto-souhaite une bienvenue sur WordPress… C’est important, on est jamais aussi bien servi que par soi-même, n’est ce pas? :-)

Et puis, je vous souhaite la bienvenue à vous sur mon blog naissant, que j’ai choisi d’intituler PinkShot.

Passionnée par le monde de l’image, ce blog a pour ambition d’évoquer le milieu du cinéma, et de la photographie… de l’art en général. A travers les expos que j’aurais parcourues, les films que j’aurais découverts, les artistes (plus ou moins connus) que j’aurais rencontrés, les photos que j’aime regarder, …

A très vite!

A.

Rédigé par pinkshot

août 5, 2008 à 10:39