Archives de décembre 2008
MAX PAYNE ET TRANSPORTEUR 3
Deux films encore à l’affiche à qui j’attribue 2 étoiles. Deux étoiles car des comédiens que j’aime (pas toujours pour de bonnes raisons hihi) mais un scénario ou une mise en scène laissant à désirer: Max Payne et Le Transporteur III.
MAX PAYNE **
Inspirée du jeu vidéo éponyme, le film n’a malheureusement pas reçu le même accueil. De belles images, des effets spéciaux bien réalisés, certes, mais un scénario trop brouillon.
Mark Wahlberg joue toujours aussi bien, et on découvre un Amaury Nolasco (Sucre dans Prison Break) dans le rôle d’un pseudo-méchant qui tranche parfaitement avec ses précédents rôles de mecs trop gentils, voire niais… Et moi j’aime bien!
Le +: Amaury Nolasco, toujours aussi sexy
Le – : Des ralentis qui ont provoqués le rire des spectateurs, tellement c’était « trop ». Trop lent. Trop ridicule.
LE TRANSPORTEUR 3 **
Un mec musclé (Jason Statham), une jolie fille (Natalya Rudakova), de belles bagnoles, des grands « méchants » ( Robert Knepper), voici tous les ingrédients réunis pour un faire un super film d’action comme l’aime tant Europacorp.
La jeune fille énigmatique voudrait bien faire du héros son goûter. Et Jason mettra enfin ses principes au placard en succombant aux charmes de la belle ukrainienne. Jason Statham combattra tous les méchants et Robert Knepper finira pris par son propre piège.
Les +: dans les précédents transporteur, Jason préfère rester solitaire, et là dans celui-ci, il tombe amoureux. Il était temps!
Robert Knepper a toujours la même tête de psychopathe que dans Prison Break… et m’a fait affreusement rire! Un vrai talent!
Les – : Assez que Jason Statham gagne toujours! Ca en devient un substitut de James Bond
On en prend plein la figure, mais aucun suspense. Dommage!
POUR ELLE ****
La presse est unanime: « Pour elle », premier film réalisé par Fred Cavayé est un bijou français comme il y en a peu. Servi par un casting de talent, le scénario trouve toute sa légitimité en Vincent Lindon et Diane Kruger.
Fred Cavayé en est à son premier long-métrage mais réussit déjà à marquer les esprits, par une histoire peu commune: Lisa (Diane Kruger) est incarcérée, à tort, pour meurtre. Julien (Vincent Lindon) se retrouve seul avec son fils. Perdu et persuadé de l’innocence de sa femme, Julien fera tout pour qu’elle s’évade.
Le spectateur se retrouve, à la première seconde, complètement immergé dans cette histoire à la fois triste et extravagante. Extravagante, oui mais pas incrédible pour autant, grâce à la justesse de ton des comédiens et à un scénario remarquablement bien ficelé. Diane Kruger crève l’écran et on reste baba devant un Vincent Lindon amoureux fou, qui ira jusqu’à l’illégalité pour pouvoir sauver sa belle. L’apparition d’Olivier Marshal fait également son effet.
Un hommage à l’Amour que j’ai eu plaisir à regarder, les yeux embués… et dont je suis ressortie à la fois légère et plus romantique que jamais. Persuadée que l’Amour peut soulever des montagnes.
CASSEL RESSUSCITE MESRINE ****
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La saga Mesrine – réalisée par Jean-François Richet et produite par Thomas Langmann – rencontre un immense succès auprès du public français… en grande partie grâce à l’exceptionnel jeu d’acteur de Vincent Cassel.
Jean-François Richet retrace les différentes vies du charismatique « héros-criminel », Jacques Mesrine, abattu en 1979 par la police giscardienne.
Les deux films de la saga, sortis à un mois d’intervalle, diffèrent en tous points: « On sentait bien, déjà pendant le tournage, qu’ils seraient différents l’un de l’autre (…) Si L’instinct de mort raconte la vie d’un jeune qui se cherche puis se trouve, L’ennemi public n°1 raconte celle d’un homme qui sait où ses choix de vie l’emmènent et qui y va malgré tout », confirme Vincent Cassel.
Tandis que le premier opus semble être une « mise en jambe », le second est davantage convaincant, tant par la fluidité de la réalisation que par la justesse du scénario. De plus, la dernière partie présente davantage le personnage de Mesrine dans toute sa complexité: amant fidèle, mari menaçant, loyal, violent, paranoïaque, romantique, macho,…
Mais la plus-value de cette saga est incontestablement l’époustouflante interpétation de Vincent Cassel, qui a sans doute signé le meilleur rôle de sa carrière. Cassel a pris 20 kilos pour interpréter Mesrine: « On ne joue pas pareil avec 20 kg de plus. Ce n’est plus la même manière de bouger, de respirer et même de parler », ajoute le comédien… Cet effort n’a pas été vain: spectateurs et médias l’encensent et l’imaginent déjà oscarisé.
On resort du film perdu, ne sachant pas si l’on doit admirer Mesrine, ou bien le détester… Pas étonnant quand on écoute Cassel: « Aujourd’hui, après neuf mois de tournage, j’ai toujours du mal à le juger. »
