CASSEL RESSUSCITE MESRINE ****
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La saga Mesrine – réalisée par Jean-François Richet et produite par Thomas Langmann – rencontre un immense succès auprès du public français… en grande partie grâce à l’exceptionnel jeu d’acteur de Vincent Cassel.
Jean-François Richet retrace les différentes vies du charismatique « héros-criminel », Jacques Mesrine, abattu en 1979 par la police giscardienne.
Les deux films de la saga, sortis à un mois d’intervalle, diffèrent en tous points: « On sentait bien, déjà pendant le tournage, qu’ils seraient différents l’un de l’autre (…) Si L’instinct de mort raconte la vie d’un jeune qui se cherche puis se trouve, L’ennemi public n°1 raconte celle d’un homme qui sait où ses choix de vie l’emmènent et qui y va malgré tout », confirme Vincent Cassel.
Tandis que le premier opus semble être une « mise en jambe », le second est davantage convaincant, tant par la fluidité de la réalisation que par la justesse du scénario. De plus, la dernière partie présente davantage le personnage de Mesrine dans toute sa complexité: amant fidèle, mari menaçant, loyal, violent, paranoïaque, romantique, macho,…
Mais la plus-value de cette saga est incontestablement l’époustouflante interpétation de Vincent Cassel, qui a sans doute signé le meilleur rôle de sa carrière. Cassel a pris 20 kilos pour interpréter Mesrine: « On ne joue pas pareil avec 20 kg de plus. Ce n’est plus la même manière de bouger, de respirer et même de parler », ajoute le comédien… Cet effort n’a pas été vain: spectateurs et médias l’encensent et l’imaginent déjà oscarisé.
On resort du film perdu, ne sachant pas si l’on doit admirer Mesrine, ou bien le détester… Pas étonnant quand on écoute Cassel: « Aujourd’hui, après neuf mois de tournage, j’ai toujours du mal à le juger. »

Je suis entièrement d’accord avec toi, c’est une jolie critique que tu nous fais là.
Jérémy
décembre 10, 2008 à 12:03